Situation d'urgence · 24 h/24
01 85 53 38 54Toute personne gardée à vue ou déférée peut demander à être assistée par l'avocat de son choix. Cette demande peut être formulée par un proche, puis confirmée par la personne concernée. Précisez le service de police ou le lieu de la mesure, ainsi que l'heure du placement.
Du lundi au vendredi de 9 h à 21 h · Samedi de 9 h à 17 h · Dimanche : fermé
Rétention administrative : audience devant le juge des libertés
Le placement en rétention administrative permet à la préfecture de maintenir enfermée une personne en vue de son éloignement. Deux contentieux se déroulent en parallèle et en urgence : la contestation de la mesure d'éloignement devant le juge administratif, et le contrôle de la privation de liberté par le juge des libertés et de la détention. Les délais se comptent en heures.
Délai à respecter
48 h
pour contester
48 heures à compter de la notification pour contester l'OQTF et la décision de placement en rétention devant le tribunal administratif. Le juge des libertés est saisi par la préfecture au terme des premières 96 heures de rétention pour autoriser une prolongation.
Ce que dit la procédure
Le placement
Il fait suite le plus souvent à une interpellation ou à une sortie de garde à vue. La personne est conduite dans un centre de rétention administrative, où une association assure une permanence juridique.
Le contrôle du juge des libertés et de la détention
Le JLD vérifie la régularité de l'interpellation, de la garde à vue, de la notification des droits et des conditions du placement. Une irrégularité de procédure entraîne la remise en liberté immédiate, indépendamment du sort de la mesure d'éloignement.
Le contentieux administratif
Le tribunal administratif statue en 96 heures sur la légalité de l'OQTF, du pays de renvoi et de la décision de placement. L'audience se tient parfois par visioconférence ou dans une salle dédiée à proximité du centre.
Les prolongations
La rétention est prolongée par périodes successives sur autorisation du JLD, dans la limite d'une durée maximale fixée par la loi. Chaque prolongation est une nouvelle occasion de faire valoir des moyens.
Le rôle de l'avocat à ce stade
- Intervenir dans les heures qui suivent le placement, avant l'expiration des délais de recours.
- Éplucher la procédure d'interpellation et de garde à vue à la recherche des nullités qui entraînent la libération.
- Plaider devant le juge des libertés et devant le tribunal administratif, et demander une assignation à résidence à titre d'alternative.
- Faire appel devant le premier président de la cour d'appel de Paris dans les 24 heures.
Rétention et JLD
Questions fréquentes
L'essentiel
Notez le nom du centre de rétention, l'heure de notification de la décision et récupérez si possible une copie des documents remis.
- Ces éléments conditionnent les délais.
- Appelez ensuite le cabinet : les recours se comptent en heures.
D'autres questions ? Consulter la FAQ du cabinet
Juridictions concernées : Juge des libertés et de la détention de Paris, tribunal administratif de Paris, cour d'appel de Paris. Le cabinet est établi 14 rue Le Sueur, Paris 16e.
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Rétention en cours : appelez le cabinet immédiatement, les recours se comptent en heures.
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Dernière mise à jour : 8 septembre 2026